Un paysage ne ment pas, mais le regard le déguise, ce qui le rend toujours différent, comme s'il devenait un reflet de notre état d'âme. 

"Victor Del Arbol"

Un voile léger comme une douce caresse

Est venu ce matin se poser sur l’étang,

Un échange d’amour, de profonde tendresse,

Etrange volupté d’un merveilleux moment.

 

ELISABETH EIDENBENZ
UNE VIE MARQUÉE PAR LE DON DE SOI ET LE DEVOIR D’ASSISTANCE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maternit%C3%A9_suisse_d%27Elne

 

 

"Lorsque, lassé d'un long voyage, dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux, ses petits affamés courent sur le rivage, en le voyant au loin s'abattre sur les eaux."

Alfred de Musset

Sorti de nulle part .................

 

Cheval attends-moi, faisons route ensemble,
nous chasserons la solitude,
nous sortirons de la turpitude,
Comme moi tu avais tout donné,
tu n'as pas été beaucoup récompensé !
Nous marcherons la nuit pour compter les étoiles,
oublier nos parcours ratés,
J'enlèverai ton mors, déferai tes sangles,
nous irons sans rênes, avec toi j'irai
Pour remonter les rivières, traverser les étangs,
ton instinct nous guiderait,
Doucement nous irons, solidaires nous serons ...

Marie B. Lh

Couleurs et lumière d'automne

Crée au début du XIXème siècle pour faire face à l’augmentation de la population urbaine, le cimetière de Loyasse est situé sur la colline de Fourvière. Connu pour être le pendant lyonnais du Père Lachaise parisien, il est considéré comme le cimetière des riches et accueille les grandes familles lyonnaises ainsi qu’une grande partie des noms qui ont marqué l’histoire de la ville.

 

Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, les villes doivent faire face à une augmentation de la population urbaine. Les cimetières charniers situés près des églises sont pleins et les problèmes sanitaires qui en découlent se font de plus en plus insupportables. Pour résoudre ces problèmes, une ordonnance royale de 1776 interdit les inhumations dans les églises et chapelles et recommande, sans l’imposer, d’éloigner les lieux de sépulture des habitations et d'en prévoir de nouveaux hors les murs de la ville. Cette ordonnance restera cependant sans grand effet.

Il faut attendre le décret impérial du 12 juin 1804 pour que les choses changent concrètement. Ce décret réaffirme les principes posés par l’ordonnance de 1776 et va beaucoup plus loin en créant nos premiers cimetières modernes : toutes les inhumations doivent désormais être individuelles, hors les murs et éloignées de 30 à 40 mètres de l’enceinte de la ville, de préférence sur un terrain en hauteur. Le principe de concession temporaire est également établi : la durée de ces concessions est de 5 ans et chaque bénéficiaire peut, s’il le souhaite, poser une pierre tombale sur la fosse d’un proche.

 

Les changements apparaissent à Lyon dès 1806. On se décide à créer 3 cimetières : après discussions, il est décidé qu’ils seront situés à la Guillotière (1822), à la Croix-Rousse (1823) et à Loyasse qui sera le premier à être édifié. Le 2 mai 1807, le terrain du sieur Rivay, situé sur la colline de Fourvière, est acquis et le cimetière y est établi sous le nom de « Cimetière des 4 vents ». Le choix de ce site a été dicté par les contraintes hygiénistes de l’époque. Les premières inhumations auront lieu dès 1808, quatre ans après la création du Père Lachaise à Paris. Le plus ancien tombeau conservé à Loyasse, celui de Philibert Jambon date de 1809.

Les plans du Loyasse sont réalisés par Joseph Gay, alors architecte adjoint de la ville de Lyon : les tombes sont alignées de façon symétrique autour d’un cercle central, et aucune fosse commune n’est prévue. Plusieurs extensions, en 1809, 1830 et 1840, vont venir agrandir le cimetière. Sur l’une d’elles est construit le Carré des Prêtres, l’une des particularités de Loyasse. Réservé aux ecclésiastiques, le Carré des Prêtres, encore géré par l’archevêché de nos jours, est bâti sur un terrain légué par les chanoines Antoine et Joseph Caille. Les sépultures ont, selon la volonté de ces derniers, la particularité de ne  porter aucun signe distinctif, seul un monument est élevé à la mémoire des donateurs, au centre du Carré.

 

Le décret de 1804 qui instaure le principe de concession, fosse achetée pour une durée déterminée, entraine une diminution de la proportion des sépultures ordinaires au profit des concessions temporaires. Cette tendance s’accentue à partir de 1850 où la durée des concessions est étendue à 15 ou 30 ans. Le tarif de ces concessions varie en fonction de leur durée et  de la taille de l’emplacement. Au prix de la concession elle-même,  il faut ajouter un don obligatoire fait au profit des Hospices Civils de Lyon. Source de revenus importante, les prix appliqués à Loyasse vont peu à peu devenir bien supérieurs aux autres cimetières lyonnais. Une grande partie des concessions seront acquises par la bourgeoisie lyonnaise, Loyasse devient le cimetière des riches. Celui de la Guillotière est, par tradition, celui des pauvres.

 

 

Le ciel sera l'épanouissement de toutes les beautés, la vie nous y conduit par un chemin dont nous ignorons la longueur, mais pourquoi m'attrister d'avancer sur cette route puisque la lumière est au bout ..............

"Guy de Larigaudie"

 

 

 

La bêtise humaine consiste à avoir beaucoup d'idées, mais des idées bêtes.

"Henry de Montherlant"

Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien.

"Voltaire"

 

 

Origine de la Saint Valentin

 

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.

 

À l’origine une coutume païenne, cette fête a finalement été assimilée par l'Église catholique romaine par la désignation de saint Valentin comme saint patron des couples. Le jour de la Saint-Valentin n’aurait pas été associé avec l’amour romantique avant le haut Moyen Âge mais avec l'amour physique. La fête est maintenant associée plus étroitement à l’échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu’un cœur ou un Cupidon ailé.

 

À l’envoi de billets au XIXe siècle a succédé l’échange de cartes de vœux. Cependant, en Amérique du Nord, les échanges de cartes ne se font pas selon la conception européenne où la carte de Saint-Valentin est envoyée à une personne « unique ». Il n'est pas rare qu'une personne y envoie une dizaine de cartes, et même que des élèves d'école primaire en envoient à leur maîtresse d'école.

 

En France, le dessinateur Raymond Peynet est l'auteur d'illustrations emblématiques des « couples d'amoureux » et Georges Brassens a chanté les « amoureux des bancs publics »

Séparation, éloignement, déchirement, cette douleur intense qui s’installe sournoisement lorsque l'être que vous aimez s’éloigne, sentiment d’abandon qui déclenche dans votre corps des douleurs intenses difficilement contrôlables ; votre esprit est envahi par cette absence et ne cesse de ruminer à tel point que vous avez la sensation que votre tête va exploser. Le bien-être de l’être cher vous inquiète, il vous accapare, vous incite à imaginer des situations négatives ....... Obsessions crispantes qui vous envahissent.

Seul le temps apaisera l’absence.

Christine

C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit.

"Khalil Gibran"

 

L'architecture moderne, c'est quand il faut allonger la jambe gauche pour maintenir fermer la porte des waters.

"Nancy Banks Smith"

 

Cette nuit une pluie d’étoiles s’est abattue sur notre planète terre. Celle-ci a recouvert toute sa surface. Les villes, la campagne scintillent de mille feux, chaque scintillement illumine le ciel dont les couleurs s’apparentent étrangement à celles d’une aurore boréale. Le vert et le bleu prédominent, la lumière de la lune pastellise ce duo de couleurs et rend le scintillement des étoiles encore plus intense. A la surface de l’eau celles-ci étincellent plus intensément encore, je me penche afin de tenter d’en cueillir une. Je plonge ma main dans l’eau intensivement fraiche et la remonte lentement, et là, j’ai le bonheur de découvrir dans le creux de ma main une particule légère et douce totalement indétectable sensitivement. Je l’observe longuement, souffle dessus pour en examiner l’effet, tente de la faire voguer dans le creux de ma main ; je m’émerveille longuement, puis je décide de libérer cette splendeur presque irréelle et immerge à nouveau ma main dans l’eau fraiche ; l’étoile flotte maintenant à la surface de l’eau en suivant le mouvement des vaguelettes.

Je réalise alors que je vis un instant totalement unique, presque féérique et m’empresse de me munir de mon appareil photo afin d’immortaliser cet instant exceptionnel et remarquable pour vous le faire partager.

Christine

L'amour d'un couple
L'amour d'un couple

Lorsque l’amour naît, la fusion, la passion s’installent, le couple devient très vite inséparable, attirés comme deux aimants, ils se recherchent continuellement.

Quelquefois leurs personnalités exacerbées de sensibilité et d’émotion sont tellement proches qu’ils parviennent à avoir des pensées communes aux mêmes instants ou dans une même journée. Cette communion de l’esprit n’est pas commune à tous les couples ; lorsqu’ils se séparent l’un et l’autre se recherchent, ils sont impatients de se retrouver afin de reformer cette osmose, une seule et unique entité ; ils deviennent indissociables.

Ce couple a 57 ans de mariage, ils sont aujourd’hui toujours autant amoureux mais leur amour s’est transformé en attention, tendresse et délicatesse ; ils sont eux-mêmes perdus lorsque l’un d’eux s’éloigne ; les années d’union, les habitudes, la lassitude font qu’ils partagent quelquefois des conflits, des colères, mais la finalité reste toujours la même …. Ils sont et doivent être l’un près de l’autre, indissociable.

Christine

Qu’il est bon de s’asseoir sur un banc tout simplement pour contempler le paysage alentour, respirer l’air pur, écouter le chant des oiseaux et qui sait, avoir la chance d’apercevoir un écureuil pressé d’aller cacher la noix qu’il a trouvée dans un endroit secret.

Peut-être que ce banc a suscité des rencontres, des déchirements ; il est peut-être le témoin de déclarations d’amour, de secrets …

S’y asseoir et attendre celui ou celle que l’on espère depuis si longtemps, ressentir sa présence tout à côté ou derrière soi, imaginer son souffle, sentir son parfum … il suffit de fermer les yeux et de l’imaginer là, tout près.

L’usure de l’assise démontre que de nombreuses personnes ont apprécié de venir s’asseoir à cet endroit, peut-être simplement pour se ressourcer ou bien pour méditer sur leur vie, repenser aux êtres chers disparus, ou encore envisager un avenir proche …..

J’aime ces endroits qui nous permettent d’être seul sans l’être totalement.

Christine

Si un jour une personne vous offre une branche de lys blanc .................................................. Pureté et douceur.
Si un jour une personne vous offre une branche de lys blanc .................................................. Pureté et douceur.

Burano (Italie) est réputée pour ses petites maisons peintes de couleurs vives. À l'origine, les pêcheurs peignaient leur maison de différentes couleurs pour se repérer et reconnaître leur maison en cas de brume (dans cette région le brouillard est particulièrement dense, surtout en hiver). Aujourd'hui encore, les habitants ont l'obligation de repeindre leur maison une fois par an de cette même couleur.

Dans le langage courant, on appelle aussi la coccinelle « bête à bon Dieu », car elle est la meilleure amie des jardiniers, et surtout, parce que, selon une légende remontant au Moyen Age, elle porterait bonheur. Les anciens prédisaient du beau temps lorsque la coccinelle s'envolait.

Le banc fleuri
Le banc fleuri

Approchez …..

Observez cet endroit, percevez-vous le calme qui y règne, entendez-vous le silence déranger par le chant des oiseaux … Prenez le temps, asseyez-vous, respirez fort, sentez-vous l’odeur de la nature, de l’herbe fraichement poussée ?!

Fermez les yeux, relâchez-vous et profitez du moment présent.

Christine

L'olivier (Arbre de la vie)
L'olivier (Arbre de la vie)

Son tronc massif est fissuré portant les stigmates des années passées.

Il écarte ses branches pour que son cœur puisse aisément respirer.

Celles-ci s’élancent tendrement vers le ciel afin de pouvoir l’admirer, se délectant des tableaux irréels suspendus sur cette toile immense.

Ses fines feuilles vertes bénies des dieux nous apportent de la chance.

A la bonne saison il offre ses fruits noirs gorgés d’un jus très apprécié qui une fois pressés donnera cette huile verte charpentée et ensoleillée.

Dans les jardins d’agrément il rayonne de sa beauté et donne de l’attrait obligeant les quelques promeneurs à s’arrêter pour simplement l’admirer.

Planté dans les vastes étendues, il s’étale pour mieux nous impressionner en gardant l'espoir de devenir un bel arbre fruitier qui sera très prisé.

Fêtes de Pâques
Fêtes de Pâques

Tout est parti de l'oeuf. La tradition qui veut que l'on s'offre des oeufs à cette période de l'année remonte à l'Antiquité. Selon la légende, il y a 5 000 ans, les Perses se donnaient au printemps des oeufs de poule, symboles de fécondité et de renouveau, pour se porter bonheur.

Pâques est la plus importante fête chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion. La solennité commence le dimanche de Pâques, qui pour les catholiques marque la fin du jeûne du carême, et dure huit jours (semaine de Pâques ou semaine radieuse ou semaine des huit dimanches).

 

 

 

Le Vercors
Le Vercors

La montagne est déconcertante.

Son paysage est plissé et secret.

Les mots et les habitudes butent sur le passage des cols.

"Jason Goodwin"

 

L'amour est un bouquet de violettes .....
L'amour est un bouquet de violettes .....

L’amour est un bouquet de violettes
L’amour est plus doux que ces fleurettes
Quand le bonheur en passant vous fait signe et s’arrête
Il faut lui prendre la main
Sans attendre à demain,
L’amour est un bouquet de violettes
Ce soir, cueillons, cueillons ses fleurettes
Car au fond de mon âme
Il n’est qu’une femme
C’est toi qui seras toujours
Mon seul amour

Avoir le coeur sur la main
Avoir le coeur sur la main

L'expression date du XVIIIe siècle et fait référence au cœur en tant que siège des émotions.

Elle figure qu'une personne a le cœur, donc les émotions et les sentiments, sur la main, autrement dit qu'elle est prête à offrir.

On imagine également une main tendue, symbole encore plus puissant de solidarité et de générosité.

 

Voici l'Eden, et c'est une Fleur.

Voici l'Eden.

Le Pistil se penche sur les pétales et les baise un à un - chaque fleur pour un baiser, chaque baiser pour une fleur.

"Malcolm de Chazal"

Le temps ....
Le temps ....

Le temps découvre les secrets ; le temps fait naître les occasions ; le temps confirme les bons conseils"

"Jacques-Bénigne Bossuet"

 

Ecrire est toujours un art plein de rencontres. La lettre la plus simple suppose un choix entre des milliers de mots, dont la plupart sont étrangers à ce que vous voulez dire.

"Alain"

 

 

 

 

 

Le courage de la goutte d'eau, c'est qu'elle ose tomber dans le désert.

"Lao She"

La danse folle des toupies.

L'automne est le printemps de l'hiver.

"Henri de Toulouse-Lautrec"

C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit.

"Khalil Gibran"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La raison pour laquelle les mouches peuvent voler et nous pas, c'est tout simplement qu'elles ont une foi parfaite, car avoir la foi, c'est avoir des ailes.

"James Barrie"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mot cimetière a pour origine le mot grec koimêtêrion et signifie le lieu où l'on dort, le dortoir.

Dieu lui même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises.

"Aurélien Scholl"

 

Le cygne décore, embellit tous les lieux qu’il fréquente.

"Georges Louis Leclerc" 

L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse : la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.

"Christian Bobin"

Pétales de pivoine
Trois pétales de pivoine
Rouges comme une pivoine
Et ces pétales me font rêver

Ces pétales ce sont
Trois belles petites dames
À peau soyeuse et qui rougissent
De honte
D’être avec des petits soldats

Elles se promènent dans les bois
Et causent avec les sansonnets
Qui leur font cent sonnets

Elles montent en aéroplane
Sur de belles libellules électriques
Dont les élytres chatoient au soleil

Et les libellules qui sont
De petites diablesses
Font l’amour avec les pivoines
C’est un joli amour contre nature
Entre demoiselles et dames

Trois pétales dans la lettre
Trois pétales de pivoine.

 

"Guillaume Apollinaire"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le reflet est pour les couleurs ce que l'écho est pour les sons. "Joseph Joubert"

L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger.

(Gao Xingjian)

Eau gelée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fer se rouille, faute de s'en servir, l'eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l'inaction sape la vigueur de l'esprit. "Léonard De Vinci"

La matière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans la matière, l'art n'est rien ; la matière, même sans l'art, a encore quelque prix ; mais l'art parfait l'emporte sur la matière la plus riche. (Quintilien)

Douceur féminine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les femmes sont belles, certaines le sont plus, certaines le sont moins, mais c’est la féminité présente en chacune d’elles qui fait qu’elles sont si spéciales. (Philippe Forget)

Flammes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La flamme peut détruire ... maîtrisée, elle illumine. "Christian Jacq"

Si j'étais un p.....

Rêverie ….

J’entrouvre les yeux et j’aperçois un feuillage verdoyant. Un léger vent fait balancer les branchages et laisse passer quelques rayons de soleil qui viennent chauffer mon visage.

Allongée au pied d’un arbre majestueux, à même l’herbe fraîchement poussée, je m’éveille après quelques minutes d’assoupissement. Au loin raisonne un cours d’eau ; le chant des oiseaux envahit la campagne. Je me redresse et m’assoies, un papillon quelque peu effronté vient effleurer mon bras, ses ailes prodiguent sur ma peau une délicate caresse. Ce petit insecte aux ailes peintes au pastel fait vagabonder mon imagination … me voici transformée en papillon, survolant une immensité verdoyante. Les fleurs gigantesques proposent à qui veut bien s’attarder, une contenance impressionnante de pollen. Je me pose sur l’une d’entre elle, la marguerite, volupté et douceur sur un coussin de pistil odorant, je me régale de ce délicieux nectar. Je reprends mon envol et survole des anémones sauvages, leurs couleurs m’attirent inéluctablement. Je me pose sur l’une d’entres elles mais sa saveur est trop amère, alors je me dirige vers les violettes mais celles-ci me paraissent trop sentimentales, la fleur du tilleul est trop petite. La fleur des pois de senteur me plait, blanche ou rouge, fraîche et gracieuse, et a beaucoup de distinction.

 

Papillon, ce billet doux plié cherche une adresse de fleur – Jules Renard

 

Subitement je réalise que la vie du papillon est éphémère, alors qu’à contrario chez les grecs, le papillon représentait le symbole de l'immortalité.

Tout commence à l’abri d’une feuille ou dans le creux d’un arbre. Un œuf qui se transformera en chenille, puis en chrysalide et enfin en papillon. Il ne vivra que quelques jours voir quelques semaines. Le cycle de vie du papillon ressemble étrangement à celui de l’humain, bien que celui-ci soit considérablement plus long.

Brutalement, des cris d’enfants me ramènent au monde des humains.

Deux enfants gambadent dans le pré, sautillant innocemment, sans imaginer un seul instant les dégâts qu’occasionnent leurs pas lourds et violents sur le sol. Ce sol qui renferme tout un univers de minuscules insectes, luttant constamment contre les dangers omniprésents.

Mais ces enfants ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes la proie de plus forts et plus grands qu’eux. Notre monde est rempli de prédateurs qui guettent l’instant propice.

Ils ne savent pas encore qu’ils vont passer leur vie à se battre contre vents et montagnes pour finalement à terme disparaître dans le néant.

 

Si nous pouvions choisir notre destiné, cela serait il mieux ?!!? Chacun à sa propre réponse.

Moi, j’aurais aimé naître papillon, pour vivre intensément ces quelques jours de vie.

Trop courte pour avoir des regrets, mais suffisamment longue pour vouloir la vivre pleinement.

Je me serais appliqué à parcourir un maximum de distance afin de butiner le plus grand nombre de fleurs variées, plus odorantes les unes que les autres.

Ma vie se serait terminée doucement un beau matin, une douce fatigue m’aurait envahie et m’aurait emmenée lentement vers le néant.

 

Je suis toujours assise au pied de cet arbre majestueux, le soleil décline et la fraîcheur se fait sentir. Je vais devoir repartir, mais avant cela je souhaite encore admirer l’immensité de ce paysage qui laisse présager d’un avenir clément …. Je respire pleinement ces senteurs naturelles de la campagne afin de m’en imprégner, m’efforce d’écouter ce précieux silence, je fais le plein de toutes ces valeurs qui nous sont tellement nécessaires et dont nous manquons tant.

 

Christine

Envol

La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. "Youssef Chahine"

Abstrait

Le concret, c'est de l'abstrait rendu familier par l'usage.

"Paul Langevin"

 

Voyage

J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot ... "Honoré de Balzac"

Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin. Le sein est le maximum du fondu : tous les fruits en un. « Malcolm de Chazal »

Rêve

Nous rêvons tous.

Lorsque le sommeil nous emporte loin de tout, nous oublions nos soucis, nos contrariétés, un moyen de partir, de s’évader, de se ressourcer. Mais quelquefois notre sommeil est habité par un phénomène psychique, le rêve, celui là même qui nous permet de vivre des situations cocasses mais aussi effrayantes … Qui n’a jamais rêvé qu’il tombait dans le vide ?, ou qu’un individu le poursuivait et le rattrapait à tout allure ?…. Moi-même je rêve régulièrement, quelquefois mes rêves se transforment en histoire incompréhensible, les personnages s’enchevêtres, les lieux connus ressurgissent, et les situations deviennent irréelles et se transforment en cauchemar. Il est dit que certain rêves se réalisent, personnellement je n’en ai jamais fait le constat, et pourtant, j’aimerai tant que certain d’entre eux se concrétisent, deviennent réalité.

Rêver de s’envoler, loin, très loin, survoler ce monde survolté, l’observer sans s’imprégner de sa violence, de ses angoisses, de sa folie ; planer, rester suspendu dans les airs se laisser porter par le vent et vagabonder au dessus des continents. De là haut les hommes paraissent si petit qu’ils en deviennent inoffensifs, leurs déplacements se font lents, une multitude de points colorés qui s’agitent et qui ne réalisent pas que leur vie est chronophage.

Je plane, la fraicheur de l’air caresse mon visage, je me sens légère et sereine, mon esprit se libère totalement, je ne pense plus à rien … je suis bien. Je croise un nuage et décide de m’y installer ; je m’allonge et observe le ciel ou passent des oiseaux, ils semblent déterminés et avancent sans se soucier de ce qui se passe en dessous, tout en bas. Le soleil réchauffe mon visage, mes yeux se ferment …. Brutalement, au loin, une sonnerie retentit, elle se fait de plus en plus présente, j’ouvre les yeux et je prends conscience que je suis allongée dans mon lit …

Je suis redevenue un point coloré.

Christine

Couleurs

Les gens sont comme des vitraux ; ils brillent tant qu’il fait soleil, mais quand vient l’obscurité, leur beauté n’apparait que s’ils sont illuminés de l’intérieur.

« Elisabeth Kubler-Ross »

Lyon est une ville arrosées par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais

(Léon Daudet)

La maladie

 

Difficile de parler de tout cela.

 

Difficile d'exprimer par écrit ce qui est si compliqué à comprendre et admettre soi-même. Comment parler de cette douleur en même temps sourde et intense qui ronge petit à petit toute une partie de soi jusqu'aux recoins les plus intimes du corps et de l'esprit ?

Comment ne pas se sentir coupable de quelque félonie, et qui de nous n'a pas crié un jour "mais qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ?".
Car la maladie est bien là qui inquiète, insiste, s'installe, ronge et finit par faire hurler de douleur jusqu'au geste le plus simple. Orpheline, nous dit-on enfin – quand on nous le dit ! – nous voilà avertis : "débrouillez-vous madame, il n'y a rien à faire !"


Moi, je ne crois pas avoir fait quelque chose de mal. Je ne suis pas d'un naturel méchant même si j'ai de nombreux défauts. Si j'ai pu par ignorance ou par bêtise froisser bon nombre de personnes, je ne crois pas avoir mérité ça.
Mais voilà, c'est comme ça, alors, je dois apprendre à vivre avec.

Parce que la maladie de V.... est orpheline, il faut d'abord la subir en silence, la comprendre ensuite, l'accepter enfin pour mieux s'accepter soi-même et pouvoir en parler.
Pas facile de s'asseoir en souriant quand on a envie de hurler. Pas facile d'être la cible des regards mi-complaisants, mi-effarés d'étudiants en médecine boutonneux.

Pas facile de se retrouver en salle d'opération les pattes en l'air captivant l'assistance de ses parties intimes.

Pas facile d’accepter les mutilations que celle-ci nous inflige.

L'important, est de bien se positionner par rapport à la maladie. Non pas se résigner, au contraire, mais apprendre à la gérer.

S'auto médicamenter dans la limite du raisonnable avec l'appui d'un généraliste averti s’il en existe encore, jongler le plus habilement possible avec l'entourage professionnel en ménageant des périodes de repos indispensable à l'organisme particulièrement fragilisé dans les périodes de poussée. Sentir quand le corps n'en peut plus, savoir reconnaître alors que la maladie est la plus forte et se résigner à consulter un chirurgien.
En parler enfin pour soulager l'esprit et se régénérer dans un regard compréhensif.
Aujourd'hui, 27 ans après son apparition, j'ai appris à vivre avec la maladie. Et même si parfois, de guerre lasse, j'ai l'air de me résigner, je sais que la guérison est entre mes mains, entre les mains de ceux qui souffrent comme moi et avec moi, entre les mains de ceux qui me soignent et me rassurent par des mots simples et des gestes précis.

Un jour, on s'apercevra que la maladie de V…. n'est pas rare, et ce jour là, elle ne sera plus orpheline.


La maladie de V…. n'est pas mortelle, ce n'est pas une raison pour accepter d'en souffrir.
La maladie de V…. n'est pas contagieuse, ce n'est pas une raison pour accepter l'indifférence.
La maladie de V…. est humiliante, ce n'est pas une raison pour accepter d'en rougir.
La maladie de V…. est orpheline, ce n'est pas une raison pour accepter de se taire.

 

Christine

 

"Pense dans l'opulence à jouir de la vie, ne te refusant rien pour la santé du corps : Le riche a des écus, mais par la maladie, il perd le plus grand des trésors." (Denys Caton)